• Grumbeerefescht

    « La fête de la pomme de terre - Grumbeerefescht » gib’s in Woelfling-les-Sarreguemines (10 Mn von Saargeminn) im September. Wie viele Dorffeschde in unserie Gejend kann ma allerhand gudde Sache esse die von de Liet im Dorf prepariert gin.

    Krumbeere (Kartoffel uf Hochdeitsch) isch äns von de am mengschde preparierte Speise in unserie Gejend. Es gibt viele Rezepte, awa ach Lieder unn Sprich iwa de Krumbeere.

    Das Bild isch vom Roland Helm gemacht word. Er fotografiert regelmässig „Plattpicks“, Plakate, Sprich, die in unser Region in Platt geschriew sin.

    Unserie Idee is ne Foto Ustellung se mache um zu seihe dass die Sprooch –ach in sin Schriewform- viel meh erscheint als ma denkt …

    e Bréif vum  H. A.

     

    « Grumbeerefescht » : à Woefling en Moselle, près de Sarreguemines, voilà une fête populaire qui n'a pas peur d'afficher son nom en francique !

    Photo : Roland Helm. Fête de la pomme de terre à WOEFLING (Moselle)

     

     

     


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  • MASSERET – PHILIPPOT : MÊME COMBAT ?

    MASSERET - PHILIPPOT : même combat ?

     

    Ça semble dur, dur pour Jean-Pierre Masseret de voir pointer à l'horizon cette nouvelle « région », la biennommée A.AR.CH.LOR. ! ( traduction : « trouduc » en Platt et en alsacien : pour Alsace, ARdennes, CHampagne, LORraine. Merci à R.H. pour la Schnapsidée !). L'ex-coureur de haut niveau reconverti dans la gestion politique régionale doit se sentir vraiment à bout de souffle pour proférer ses récentes inepties quant à la « Charte européenne des langues régionales ou minoritaires », signée en...1999 par Jospin et jamais ratifiée depuis : « Le mieux serait de ne pas le faire....Certes, les langues régionales existent. Elles caractérisent une identité. Elles sont l'expression d'une culture mais à l'échelle de la France. Elles ne sont pas l'outil partagé qui lie le peuple à son Pays. La France est une République une et indivisible... Des langues régionales existent. Elles se parlent et elles se vivent. Elles doivent être respectées. Mais leur inscription dans la constitution entraînera des dérives et des postures populistes et démagogiques inutiles et même négatives. »

    Cette vision des choses ressemble d'ailleurs à s'y méprendre aux propos méprisants de Nicolas Sarkozy sur cette question : " Quand on aime la France, on ne propose pas de ratifier la charte des langues minoritaires et régionales... c’est le communautarisme qui est au bout du chemin."

    Nous supposons que JP Masseret n'a jamais lu ladite Constitution française, puisque celle-ci fait déjà référence aux langues régionales ! Nous supposons également que JP Masseret ne fait pas partie du PS et s'est abstenu de faire la campagne électorale des Présidentielles avec le PS puisque la ratification de la Charte était une des promesses de son candidat Hollande depuis 2012 et dont le flamby Président tente aujourd'hui d' accélérer la mise en oeuvre à quelques mois des Elections Régionales de décembre prochain....

    Jean-Pierre Masseret, homme tant attaché à la notion d' Egalité, n'a jamais été géné par le fait que dans « sa » région Lorraine, la langue régionale (le Platt - francique) ne soit pas du tout traitée sur le même pied d'égalité que toutes les autres langues régionales dans toutes les autres régions concernées ( à ce niveau, la Région fait copain – copain avec le Conseil Départemental de la Moselle en n'accordant qu'un budget honteusement ridicule au Platt ).

    Et quand le futur ex-Président de Région a le toupet d'estimer que la reconnaissance des langues régionales entrainera des « dérives », on comprend combien sa vision de la laïcité est étroite, sclérosée, « religieuse » et post-jacobine, semblant sortir d'une vielle loge poussiéreuse. N'a-t-il jamais entendu parler d'une  laïcité ouverte à la diversité ?

     Etrange d'entendre quasiment le même son de cloche (en plus fort) du côté de Florian Philippot, n°2 du très haineux FN, parti qui ne veut surtout pas entendre parler d'une ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Philippot a haussé le ton à Forbach lors de la dernière campagne des Européennes parce que des gens s'exprimaient en Platt ! Cet ancien chevenementiste est rageusement anti-langues régionales. Malheureusement, une partie de la population du Bassin Houiller, qui vit pourtant dans un environnement linguistique francique et interculturel, ne semble pas s'en rendre compte.

    Bon, la réaction de la classe politique mosellane n'était pas aussi pitoyable que celle des suscités. Notons que des voix se sont indignées du côté du MODEM et de l'UDI, et relevons la salutaire volée de bois vert de Sandrine Belier, d'EELV : « Jean-Pierre Masseret se trompe lourdement lorsqu’il soutient que l’inscription des langues régionales dans la Constitution les mettra en concurrence avec le français. Il est persuadé, tout comme Florian Philippot (FN), qu’elle sera un facteur de division entre les locuteurs de ces langues et le reste des citoyens et qu’elle portera atteinte aux valeurs universelles de la République. Croire cela, c’est largement sous-estimer les Français ! La langue française fonde la communauté nationale, mais reconnaître la richesse et la diversité linguistique de la France est une force. La diversité est une force. La ratification de la Charte garantirait la protection des langues régionales et leur donnerait un statut de patrimoine commun à tous les Français. »

    Hors du champ de la classe politique, notons ce commentaire lucide et pertinent d' Hervé Atamaniuk laissé à titre personnel sur le blog de JP Masseret : "je ne suis pas d'accord du tout avec cette analyse qui date d'un autre temps. Personne et surtout pas la Charte, ne met en cause la langue nationale et l'unité du pays. La défense des cultures minoritaires ne représente en rien un danger pour l'unité de la République. La preuve nous est donnée par tous les pays européens qui pratiquent cette diversité (et nos amis des régions Bretagne, Corse, Alsace, ...). Il convient d'adopter des mesures dans le calme (et sans passion exacerbée voire une relation quasi religieuse à une langue qui serait seule détentrice de l'unité nationale). Le pragmatisme d'une politique de la diversité (développement culturel, développement éducatif et l'affirmation de la composante multilingue) sont la véritable garantie d'une Région qui pose le projet humain comme une priorité."

    Wat sécher ass : on parlera de l'alsacien et du francique lors de la campagne des Régionales en décembre !


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