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  • Un bel outil pratique et gratuit : le LOD,  dictionnaire luxembourgeois en ligne.

    Dir kënnt hien testen, de " Lëtzebuerger online Dictionnaire " ass wirklech kamoud...a gratis!

    http://lod.lu/

    Lëtzebuerger online Dictionnaire


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  • Dëse kollektiven Dokument beschreiwt an e puer Zeilen di Haaptevenementer vun der Geschicht vum Kampf fir d'Anerkennung vun eiser Sprooch ( Period 1975-2015 ).

    Ce document collectif résume les événements majeurs de l'histoire du mouvement francique dans la période 1975-2015.

     

     


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  • On vous conseille de commencer par  les cours du Quattropole.

    Voici le lien vers ces cours de luxembourgeois en ligne qui ont déjà été suivis

    par plus de ......50.000 personnes !


    L'inscription est gratuite et c'est vraiment bien fait :

    http://www.elearning.lu/lb/intro/

     

    En complément du site Quattropole, voici toute une série de MP3 thématiques

    en luxembourgeois (il y a une brochure didactique correspondante en pdf que vous pouvez télécharger).
     

    C'est la Ville de Luxembourg qui met ces documents gratuitement à disposition.

    Là aussi, c'est une initiative réussie.


    http://www.vdl.lu/Culture+et+Loisirs/Cours+organis%C3%A9s+par+la+Ville/L%C3%ABtzebuergesch+l%C3%A9iere+mat+MP3+_+Fichiers+audio.html

    Mir wënschen iech vill Spaass, a verléiert är Schlappen net derbäi !

    Apprendre gratuitement le Lëtzebuergesch sur le net : le luxembourgeois en Schlapp !


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  •  

    D' Ugrëffer vum 13. November zu Paräis hunn di meescht Themen vun regionale Walkampf (dee mol kee richtege war...) an de Schiet gedriwwen.

    Dozou gehéiert och d' Thematik vun der fränkecher Sprooch, obwuel Villes an de Medie vun däer geschriwwen a geschwaet gouf, besonnesch zënter der metzer Demonstratioun vum 24. Oktober 2015.

    Vun all deene Lëschten, déi sech fir d' Regionalwale vun Dezember presentéieren, sinn der nëmmen 2 déi den Thema Regionalsprooch op hire Walkampfziedelen erwänen :

     

    • D' Lëscht « Non à l'ACAL – Oui à nos régions », eng Koalitioun vu véier Organisatiounen.

    Wann ënner der Rübrik Elsass kloer vum Ënneriicht vun der elsässescher Sprooch (« l'enseignement de l'allemand et de l'alsacien » ) erwänt gëtt, ass nach ëmmer d'Ried vun « le dialecte et l'allemand standard » ënner der Rübrik Lotréngen. Wann Organisatioune vu Lotréngen, déi sech virbrangen als Verteideger vun der Regionalidentitéit na net mol am Stand sinn d'Regionalsprooch mat sengem eegen Numm ze nennen (Platt oder francique), an si als « Dialekt » ze bezeechnen, kann een dat nëmmen erkloeren mat der Präsenz, am Kader vun dëser Koalitioun, vum « Parti des Mosellans – Partei der Mosellothringer (op däitsch geschriwwen !!!) », dee wierklech e Problem mam Platt schéngt ze hunn, an deenn alles schéngt ze ënnerhuele fir nëmmen d' däitsch Sprooch ze ënnerstëtzen.

     

    • Sengersäits huet d' Lëscht « L'énergie nouvelle », och eng Koalitioun vu véier Organisatiounen, eng vill méi monter Duerstellung vun der Villsproochkeet a vum Multikulturalismus vun der zoukënfteg Mega-Géigend : « ...situé au coeur de l'Europe, avec ses langues régionales et ses identités affirmées,... ».

     

    E Rot vum BLOG FRANCIQUE fir de 6. Dezember : wält géint d' Auslännerfeindlechkéit a fir d'Villfalt vun de Sproochen an de Kulturen,  a fir friddlech Zesummeliewen.

     

     

    Les attaques du 13 novembre à Paris ont placé la majorité des thèmes de la campagne électorale ( qui n'en était pas vraiment une...) sous l'éteignoir.

    La thématique du francique n'y échappe pas, malgré qu'elle ait fait couler beaucoup d'encre et de salive, notamment depuis la manifestation du 24 octobre 2015 pour le francique à Metz.

    Des nombreuses listes se présentant aux Régionales de décembre, seules 2 mentionnent la question des langues régionales sur leur feuillet de présentation électorale.

     

    • La liste « Non à l'ACAL – Oui à nos régions », une coalition de quatre organisations.

    Si, sous la rubrique concernant l'Alsace, il est clairement fait état de « l'enseignement de l'allemand et de l'alsacien », la rubrique concernant la Lorraine évoque « le dialecte et l'allemand standard ». Quand des organisations se targuant de défendre l'identité lorraine ne sont même pas capable d'appeler la langue régionale par son nom ((Platt ou francique) et se contentent de le désigner par « dialecte », l'on ne peut expliquer ce paradoxe que par la présence, au sein de cette coalition, du « Parti des Mosellans – Partei der Mosellothringer (en allemand dans le texte!!!) » qui semble vraiment avoir un problème avec le francique, et qui semble mettre tout en branle à la seule fin de soutenir la langue allemande.

     

    • De son côté, la liste « L'énergie nouvelle », également une coalition de quatre organisations, donne une représentation bien plus saine du multilinguisme et de la multiculturalité de la future méga-région : « ...situé au coeur de l'Europe, avec ses langues régionales et ses identités affirmées,... ».

     

    Un conseil du BLOG FRANCIQUE : ce 6 décembre, votez contre le racisme, pour la pluralité des langues et des cultures et pour la coexistence pacifique.

     


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  •  

    Les associations qui défendent le francique, regroupées au sein de la Fédération pour le Lothringer Platt ont  manifesté le 24 octobre pour demander la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales. Le Sénat a malheureusement renvoyé cette décision aux oubliettes - une fois de plus. Charte européenne ou pas, de nombreuses régions de France ont depuis fort longtemps compris l'intérêt qu'elles avaient à soutenir leurs langues régionales. Malheureusement en Lorraine, force est de constater que nous vivons sur un champ de ruines, héritage dans les consciences des conflits qui ont jalonné notre histoire, et qu'aucune politique départementale ou régionale n'a réussi à relever.

     

    Même si l'accent est mis sur l'apprentissage de l'allemand "langue du voisin" (et si l'on ne voulait s'en tenir qu'à cela, les efforts mis en oeuvre font pâle figure à côté de ceux déployés chez nos voisins alsaciens), le déni de l'existant est total. Or sans cet existant, rien ne serait possible ! Si l'apprentissage de l'allemand a toujours été chose aisée en Moselle germanophone, c'est tout de même bien parce que le francique luxembourgeois, mosellan et rhénan - en un mot, le Platt - y est parlé, pour le moment encore, mais malheureusement de moins en moins, depuis au moins 15 siècles. Or cette richesse culturelle n'a jamais été encouragée par les instances départementales ou régionales.

     

    Le cas du luxembourgeois est encore plus symptomatique du désintérêt de la question linguistique dans la Grande Région. Chacun sait que le Luxembourg draine la plus grande part des travailleurs frontaliers depuis belle lurette, et que le luxembourgeois, langue nationale du Grand Duché est facteur d'intégration. Or quelle politique est mise en oeuvre dans le bassin d'emploi frontalier pour son enseignement ? Hormis l'implication de l'Education Nationale, suite à un long combat, dans une petite partie de la zone historique de parler luxembourgeois (secteur de Sierck-les-Bains et un seul lycée à Thionville), et depuis peu dans quelques lycées du secteur de Longwy, rien de plus.

     

    Ce n'est pas la création d'une Chambre régionale des langues régionales, comme l'a suggéré M. Masseret, grand pourfendeur de la Charte européenne, dont la future région a besoin, mais d'une véritable politique d'enseignement du luxembourgeois qui doit rassembler pour cela autour de la table le Conseil Départemental de la Moselle, le Conseil Régional, le CESEL (qui n'est pas très disert sur ce sujet non plus), et bien évidemment les autorités du Luxembourg sans qui rien ne serait possible, et dont on aimerait voir plus d'engagement à défendre et promouvoir leur langue nationale par delà les frontières.

     

    Il faudra aussi réfléchir à la problématique des autres franciques - mosellan et rhénan - et de l'alsacien qui risquent bien à terme de se voir dissoudre chacun de leur côté dans une politique d'enseignement du tout allemand qui ne tiendrait pas compte de leur promotion.

     

    Contribution de Jean-Marc BECKER, Président de "Wéi laang nach?.."

    Jean-Marc BECKER

    Président de l'association "Wéi laang nach?"

     

    Contact :

    j-m.becker@wanadoo.fr

    03.87.96.45.46

     


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    A l’appel de la Fédération pour le Lothringer Platt,

     

    150 manifestants réclament la ratification par la France

     

    de la Charte des Langues régionales et minoritaires

     

    Samedi 24 octobre, 150 personnes se sont rassemblées devant la Préfecture de Moselle dans la cadre de la journée nationale des langues de France, pour demander que la France ratifie enfin la Charte des langues régionales et minoritaires qu’elle a par ailleurs déjà signée. 

    La situation de la Lorraine, région dans laquelle la langue francique (ou lothringer Platt) est parlée dans toutes ses variantes depuis 1500 ans (Luxembourgeois, Mosellan, Rhénan) doit inciter l’ensemble des décideurs à une prise en compte et un soutien réel, actif et dans toutes les sphères de la société, de cette plus-value exceptionnelle.

    Le francique est en effet l’une des langues de France les plus utilisées, en usage dans les relations de travail et dans les échanges quotidiens entre les habitants. Elle est parlée en Moselle, mais également au Luxembourg (le luxembourgeois parlé dans le pays thionvillois est langue nationale au Grand-Duché), en Allemagne (Sarre, Rhénanie-Palatinat, Rhénanie du Nord –Westphalie, Hesse) et en Belgique (Communauté allemande et pays d’Arlon). Le nombre de locuteurs est estimé à 3 millions.

    Aujourd’hui, cette langue est toujours en quête de reconnaissance par les autorités politiques et publiques. Ignoré par les uns, dénigré par les autres, quasi assimilé à l’allemand par l’Education Nationale, très rarement soutenu, le francique est pourtant loin d’être un simple élément patrimonial -qui mériterait de fait et par sa seule présence depuis plus de 1500 ans dans notre région, un soutien sans équivoque de la part de l’ensemble des élus-, le francique est également un outil du développement transfrontalier de notre région.

     L’actuel président de région se gausse de paroles et reste très économe en actes. Sa volonté de réduire le francique à une langue de proximité, d’ "infra-territoire" révèle un horizon politique restreint ignorant que la Grande région pourrait s’appuyer sur l’unité linguistique qu’est le francique.

    Que dire du mépris du premier représentant de la république qu’est le Préfet qui refuse de recevoir une délégation de représentants de la fédération pour le Lothringer Platt et qui ne trouve rien de mieux à faire que de se poser en badaud pour observer les manifestants « à distance » ?

    Que penser de tous ces élus silencieux, bien trop nombreux, qui ne mesurent pas l’intérêt à promouvoir une langue bien vivante du point de vue social, culturel, artistique, voire économique  au regard des nombreux travailleurs frontaliers qui la parlent quotidiennement ?

    Depuis plus de 30 ans, les associations membres de la Fédération cherchent à créer un dialogue constructif, revendiquant le multilinguisme dans le respect de l’ensemble des langues présentes sur notre territoire. Cette ratification est plus que jamais nécessaire et donnera à la Lorraine les moyens de défendre enfin et pleinement la langue francique présente sur son territoire. 

    Nous attendons la mise en place d’une véritable politique linguistique dans notre Région qui soutienne toutes les initiatives en faveur de la transmission de la langue francique aux plus jeunes, formule des propositions concrètes de coopérations avec nos partenaires de la Grande Région et permette au Lothringer Platt de trouver enfin la place qu’il mérite.

     

    Fédération pour le Lothringer Platt  (26 octobre 2015) 

     

    regis.metzger@gmail.com 
     
     

    ************************************************************************************************

    France 3 - Lorraine a consacré une petite trentaine de secondes à la manif au JT 19-20 du 24 octobre (extrait vidéo de 5'30 à 5'58 )
     

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/emissions/jt-1920-lorraine

    Rappelons que FRANCE 3 – Lorraine n'a jamais respecté son cahier de charges relatif à la langue régionale et n'a jamais diffusé la moindre émission en Platt !

     


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  • De Jérôme Lulling, bekannt fir säi LUXDICO,
    huet elo och een Audiodictionnaire Franséisesch > Lëtzebuergesch rausbruet
    (iTunes, Google play store, amazon mp3). Méi Infoen op : www.bonjour.lu

    Jérôme Lulling, connu pour son LUXDICO, vient de sortir
    un dictionnaire audio français > luxembourgeois (iTunes, Google play store, amazon mp3).
    Plus d'infos sur :
       www.bonjour.lu

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  • MASSERET – PHILIPPOT : MÊME COMBAT ?

    MASSERET - PHILIPPOT : même combat ?

     

    Ça semble dur, dur pour Jean-Pierre Masseret de voir pointer à l'horizon cette nouvelle « région », la biennommée A.AR.CH.LOR. ! ( traduction : « trouduc » en Platt et en alsacien : pour Alsace, ARdennes, CHampagne, LORraine. Merci à R.H. pour la Schnapsidée !). L'ex-coureur de haut niveau reconverti dans la gestion politique régionale doit se sentir vraiment à bout de souffle pour proférer ses récentes inepties quant à la « Charte européenne des langues régionales ou minoritaires », signée en...1999 par Jospin et jamais ratifiée depuis : « Le mieux serait de ne pas le faire....Certes, les langues régionales existent. Elles caractérisent une identité. Elles sont l'expression d'une culture mais à l'échelle de la France. Elles ne sont pas l'outil partagé qui lie le peuple à son Pays. La France est une République une et indivisible... Des langues régionales existent. Elles se parlent et elles se vivent. Elles doivent être respectées. Mais leur inscription dans la constitution entraînera des dérives et des postures populistes et démagogiques inutiles et même négatives. »

    Cette vision des choses ressemble d'ailleurs à s'y méprendre aux propos méprisants de Nicolas Sarkozy sur cette question : " Quand on aime la France, on ne propose pas de ratifier la charte des langues minoritaires et régionales... c’est le communautarisme qui est au bout du chemin."

    Nous supposons que JP Masseret n'a jamais lu ladite Constitution française, puisque celle-ci fait déjà référence aux langues régionales ! Nous supposons également que JP Masseret ne fait pas partie du PS et s'est abstenu de faire la campagne électorale des Présidentielles avec le PS puisque la ratification de la Charte était une des promesses de son candidat Hollande depuis 2012 et dont le flamby Président tente aujourd'hui d' accélérer la mise en oeuvre à quelques mois des Elections Régionales de décembre prochain....

    Jean-Pierre Masseret, homme tant attaché à la notion d' Egalité, n'a jamais été géné par le fait que dans « sa » région Lorraine, la langue régionale (le Platt - francique) ne soit pas du tout traitée sur le même pied d'égalité que toutes les autres langues régionales dans toutes les autres régions concernées ( à ce niveau, la Région fait copain – copain avec le Conseil Départemental de la Moselle en n'accordant qu'un budget honteusement ridicule au Platt ).

    Et quand le futur ex-Président de Région a le toupet d'estimer que la reconnaissance des langues régionales entrainera des « dérives », on comprend combien sa vision de la laïcité est étroite, sclérosée, « religieuse » et post-jacobine, semblant sortir d'une vielle loge poussiéreuse. N'a-t-il jamais entendu parler d'une  laïcité ouverte à la diversité ?

     Etrange d'entendre quasiment le même son de cloche (en plus fort) du côté de Florian Philippot, n°2 du très haineux FN, parti qui ne veut surtout pas entendre parler d'une ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Philippot a haussé le ton à Forbach lors de la dernière campagne des Européennes parce que des gens s'exprimaient en Platt ! Cet ancien chevenementiste est rageusement anti-langues régionales. Malheureusement, une partie de la population du Bassin Houiller, qui vit pourtant dans un environnement linguistique francique et interculturel, ne semble pas s'en rendre compte.

    Bon, la réaction de la classe politique mosellane n'était pas aussi pitoyable que celle des suscités. Notons que des voix se sont indignées du côté du MODEM et de l'UDI, et relevons la salutaire volée de bois vert de Sandrine Belier, d'EELV : « Jean-Pierre Masseret se trompe lourdement lorsqu’il soutient que l’inscription des langues régionales dans la Constitution les mettra en concurrence avec le français. Il est persuadé, tout comme Florian Philippot (FN), qu’elle sera un facteur de division entre les locuteurs de ces langues et le reste des citoyens et qu’elle portera atteinte aux valeurs universelles de la République. Croire cela, c’est largement sous-estimer les Français ! La langue française fonde la communauté nationale, mais reconnaître la richesse et la diversité linguistique de la France est une force. La diversité est une force. La ratification de la Charte garantirait la protection des langues régionales et leur donnerait un statut de patrimoine commun à tous les Français. »

    Hors du champ de la classe politique, notons ce commentaire lucide et pertinent d' Hervé Atamaniuk laissé à titre personnel sur le blog de JP Masseret : "je ne suis pas d'accord du tout avec cette analyse qui date d'un autre temps. Personne et surtout pas la Charte, ne met en cause la langue nationale et l'unité du pays. La défense des cultures minoritaires ne représente en rien un danger pour l'unité de la République. La preuve nous est donnée par tous les pays européens qui pratiquent cette diversité (et nos amis des régions Bretagne, Corse, Alsace, ...). Il convient d'adopter des mesures dans le calme (et sans passion exacerbée voire une relation quasi religieuse à une langue qui serait seule détentrice de l'unité nationale). Le pragmatisme d'une politique de la diversité (développement culturel, développement éducatif et l'affirmation de la composante multilingue) sont la véritable garantie d'une Région qui pose le projet humain comme une priorité."

    Wat sécher ass : on parlera de l'alsacien et du francique lors de la campagne des Régionales en décembre !


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  • Canton de Sierck (Moselle). Toponymie des villages en francique luxembourgeois

     

    Voici la liste de l'appellation francique luxembourgeoise de tous les villages de l'ancien  canton de Sierck-les-Bains (Moselle), aujourd'hui englouti dans le canton de Bouzonville. Le blog FRANCIQUE remercie chaleureusement Jean-Marc BECKER.

    Elei ass d'Lëscht vun den Nimm op lëtzebuerger Platt vun allen Dierfer vum ehemalege siirker Kanton, haut am busendrower Kanton agepaakt. De Blog FRANCIQUE seet dem Jean-Marc BECKER villmools Merci.

     

     

     


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  • La Délégation Générale de la Langue Française et des Langues de France (DGLFLF) du Ministère de la Culture a publié un intéressant dossier spécial francique (le Platt lorrain) de sa revue "Langues & Cité".

    Voici le lien pour télécharger gratuitement l'intégralité de cette revue :

    http://culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Langue-francaise-et-langues-de-France/Observation-des-pratiques-linguistiques/Langues-et-cite/Langues-et-cite-n-25-le-francique-platt-lorrain

    L'association culturelle thionvilloise (loi 1908) "Réseau 3R" en possède encore quelques exemplaires pour diffusion gratuite sur demande à :

    Réseau 3R

    c/o Maison des Associations R. Queneau

    5, Place de la Gare

    57100 - Thionville

    Langues & Cité : n° spécial FRANCIQUE


     


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  •  Il y a 30 ans, le "Lëtzebuergesch" devenait langue nationale !

    Le "Lëtzebuergesch" -la langue luxembourgeoise- est seule langue nationale au Luxembourg. En même temps, le luxembourgeois y partage avec le français et l'allemand le statut de langue co-officielle.

    Hors Luxembourg, même dans l'espace transfrontalier de proximité, le 30ème anniversaire de la promulgation de la langue luxembourgeoise au rang de langue nationale n'a pas fait les gros titres de la presse, notamment en Moselle...

    Au Luxembourg, à défaut d'être fêté, l'événement a tout de même fait couler beaucoup d'encre et de salive.

    Voici quelques reportages radio (très intéressant interview de Peter Gilles):

    http://www.rtl.lu/kultur/513434.html
    http://radio.rtl.lu/emissiounen/freides-invite/508829.
    html

    ainsi que des articles de presse.

    "Villmools Merci!" à C.L, F.F. et J.L de nous avoir fait parvenir ces documents et liens.


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  •  Recensement au Luxembourg: les langues

    Le chercheur luxembourgeois Fernand FEHLEN nous signale que c'est lui qui a rédigé le chapitre consacré au francique dans le récent livre collectif „Histoire sociale des langues de France“ :

    http://pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3267

    .....et il nous adresse les intéressants liens vers le volet linguistique du recensement de la population au Luxembourg.

    http://www.statistiques.public.lu/fr/publications/series/rp2011/2013/17-13-langues/index.html

    http://www.statistiques.public.lu/fr/publications/series/rp2011/2013/13-13-langues/index.html

     


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  •  Comment le Luxembourgeois est devenu langue nationale.

    Au Luxembourg, à l'inverse de la culpabilisation des locuteurs franciques de France, de Belgique et d'Allemagne, la perception linguistique évolue aujourd'hui vers une conscience de l'identité linguistique luxembourgeoise *(1).

    Alors que les dirigeants du Luxembourg, dès la formation de cet état en 1815, faisaient tout pour écarter la langue du peuple (favorisant le français, l'allemand ou le néerlandais au gré de leurs alliances politiques...), la population ne tardait pas à réagir, faisant du luxembourgeois (Lëtzebuergesch) le fer de lance de son identité. Cela ne fut pas du goût des dirigeants. En 1896, le socialiste C. M. SPOO se trouva seul à demander l'utilisation du luxembourgeois à la Chambre des Députés (30 voix contre – 1 abstention). Les arguments des députés de l'ordre établi sont presque incroyables au vu de la conscience linguistique des parlementaires de l'actuelle « Chamber » luxembourgeoise. Voici, entre autres perles parlementaires usant à foison de termes comme « patois » ou « idiome », un extrait de ces interventions: « ....la dignité parlementaire nous prescrit un certain décorum, décorum de mise extérieure. Personne ne s'est jamais permis de mettre les pieds ici en blouse. Personne ne s'est jamais permis d'employer ici un patois quelconque du pays. » Suite à ces « arguments », C. M. SPOO tint en francique luxembourgeois un discours en faveur de la défense de la langue luxembourgeoise.... que les sténographes reproduisirent en allemand, étant incapables de transcrire ce discours en langue luxembourgeoise!

    C'était en 1896: aujourd'hui, la majorité des interventions parlementaires se font en luxembourgeois et sont bien sûr retranscrites en luxembourgeois. Cet immense chemin parcouru est dû au peuple luxembourgeois, notamment à l'attitude de résistance de celui-ci vis-à-vis de l'envahisseur nazi. Cette résistance allait se manifester de façon éclatante le 10 octobre 1941 lors de la fameuse « Personenstandsaufnahme » * (2) au cours de laquelle les Luxembourgeois suivirent en masse le mot d'ordre lancé par les organisations de résistance et répondaient trois fois « Lëtzebuergesch » aux questions concernant la nationalité, la langue maternelle et l'appartenance ethnique, alors que seules les options « Deutsch » et « Français » étaient proposées sur les formulaires de ce recensement hitlérien. Tout un peuple, porté par son identité linguistique, tenait tête aux nazis.

    Les organisations néo-nazies allemandes n'ont d'ailleurs jamais digéré cette dignité héroïque des Luxembourgeois vis-à-vis de leur langue. En 1980, le journal d'extrême-droite « Deutsche National-Zeitung » publiait notamment, dans la tradition national-socialiste; « Der deutsche Dialekt wurde als luxemburgische Sprache deklariert. Die Bevölkerung aber redet deutsch und liest deutsch ». (« Le dialecte allemand fut déclaré langue luxembourgeoise. Pourtant la population parle allemand et lit l'allemand ». La publication de cet article provoqua un tollé à la « Chamber » luxembourgeoise qui déboucha sur l'importante motion du 17 juin 1980, adoptée à l'unanimité, et dont l'introduction est la suivante: « D'Chamber protestéiert géint di Schmod, déi eiser Hémecht an eiser Sprooch periodesch vun däitscher Säit ëmmer erëm ugedo gëtt ». « La Chambre des Députés proteste contre l'outrage, émanant du côté allemand, qui est porté périodiquement à notre patrie et à notre langue ». Cette motion prie le gouvernement de préparer un projet de loi sur le régime des langues. Ce projet aboutit (nb: nous ne sommes pas en France où aucune des dizaines de propositions de loi sur le statut des langues n'a été suivie d'effet à l'Assemblée!) à la loi du 24 février 1984 par laquelle le luxembourgeois est déclaré langue nationale unique.

    Quelques bémols sont toutefois à notifier. Comment se fait-il que le Luxembourg fasse la sourde oreille et la grande muette quant au triste sort réservé à la langue luxembourgeoise dans ses aires de diffusion en France, en Belgique et en Allemagne? Comment se fait-il que la date du 10 octobre, de par son importance fondamentale quant à l'identité culturelle de ce pays, ne soit même pas célébrée nationalement au Luxembourg et que la Fête Nationale luxembourgeoise continue d'être de seule obédience grand-ducale?

     

    * (1) Sources « Projet de loi sur le régime des langues » n° 2535 – Chambre des Députés – Session ordinaire 1982-1983. Président de la Commission: Claude PESCATORE.

    * (2) Recensement que l'envahisseur nazi voulait utiliser pour déclarer « allemande » la population luxembourgeoise.


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  •  La négation de l' identité francique  en France, en Allemagne et en Belgique.

     

    Le plus difficile pour le mouvement linguistique et culturel francique est de débarrasser la langue et la culture transfrontalières franciques de l'étiquette « allemande » que le jacobinisme français et l'impérialisme allemand lui ont à tort accollée.

    Chaque « plattophone » habitant l'hexagone porte en lui les marques infamantes d'accusations du type « Boche de l'Est » ou « Spountz ». Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la culpabilisation linguistique des locuteurs franciques de Moselle est passée par des sommets. Parler Platt en France revenait à être l'héritier en ligne directe de la « Kultur maudite ». Les mensonges historiques allant bon train, Platt voulait dire « allemand »; c'est-à-dire nazi.... D'où les pires culpabilisations: la partie francique de la Moselle étant accusée par la propagande française d'être un « nid de collaborateurs ». Ces mensonges ont été formellement contredits par des milliers de témoignages et l'inlassable travail de recherche de l'historien Marcel NEIGERT*(1) sur la résistance antifasciste en Moselle * (2).

    Comment expliquer le fait que ces informations historiques d'importance capitale soient si peu répercutées au niveau national * (3)? Comment expliquer la quasi-absence dans les livres d'Histoire de la question des « Malgré-Nous », ces 120.000 Alsaciens, Lorrains et Luxembourgeois enrôlés de force pour servir de chair à canon pour les besoins de la folie guerrière nazie?

    La « réparation historique » n'a jamais eu lieu. Or, celle-ci est nécessaire car les traumatismes ne s'effaceront pas en quelques générations. Les Mosellans attendent que soit mis fin aux amalgames historiquement et linguistiquement erronés. Et dire qu'aujourd'hui encore, la plupart des Français (et des Lorrains!), quand ils n'ignorent pas purement et simplement le fait linguistique francique, pensent que le Platt est un « reste des annexions »!

     

    Les luxembourgeophones de l'Arelerland, le pays d'Arlon en Belgique, souffrent également de ce pitoyable amalgame. Le sénateur P. NOTHOMB affirmait: « Les habitants patoisants de notre région, blessés de certaines confusions insultantes, ont tout fait depuis la première guerre pour ne plus être confondus par les ignorants et les imbéciles avec les envahisseurs de 1914.» *(4).

     

    En Allemagne, les locuteurs de Platt sont aujourd'hui encore accusés de parler un allemand « déformé », un langage de paysans. Les brimades et moqueries fusent à l'encontre de ceux qui ne veulent pas adopter un « reines Hochdeutsch » (« un allemand pur »). Seule la région de Cologne (où le « Kölsch »- francique ripuaire- est très en vogue) et dans une certaine mesure la Sarre semblent échapper à cettte situation du fait d'une conscience linguistique qui s'est développée ces dernières décennies, notamment en milieu urbain.

     

    * (1): in « La résistance en Moselle ». Cahiers n°7 & n°10 du Cercle Jean Macé – Ligue de l'Enseignement. * (2): « En Moselle, les groupes de résistants se sont formés sur une base syndicale: fer, charbon ou cheminots ». « Dès les premiers mois de l'annexion, les dialectophones se donnent le mal de parler français et portent le béret basque ». Intervention lors de la Conférence « La résistance en Moselle » (10 décembre 1981 - Grand Salon de l'Hôtel de Ville de Metz). * (3): Notamment la question des « maquis-refuges » des réfractaires et déserteurs de Moselle francique contre lesquels la Gestapo exerça une répression terrible.

     

    (Photo: Stroosseschëld zu Rosbrück / ACBHL)

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  • LE FRANCIQUE

     

    Qu'est-ce-que le francique ?

    C’est par ce terme que l’on désigne la langue plus couramment appelée le « Platt », parlée aujourd’hui encore par près de 300.000 personnes dans plus de la moitié du département de la Moselle, mais également par des centaines de milliers de personnes en Allemagne (Sarre , Rhénanie-Palatinat,..), au Luxembourg et dans une petite partie de la Belgique. Il y a quinze siècles au moins que cette langue germanique- langue des Francs- bien différente et plus ancienne que l’allemand est territorialisée dans cet espace transfrontalier. Clovis et Charlemagne parlaient déjà le Platt !......

    Trois formes de francique sont parlées en Moselle :

    • le francique mosellan dans le pays de Nied,

    • le francique rhénan du bassin houiller jusqu’à l’Alsace

    • le luxembourgeois dans le pays thionvillois.

     

    LE LUXEMBOURGEOIS ?

     

    Le luxembourgeois est une langue d’origine francique. Le francique luxembourgeois est depuis 1984 la langue nationale au Luxembourg, mais c’est également la langue régionale de tout l’arrière-pays thionvillois (cantons de Cattenom,Metzervisse et Sierck). Le francique luxembourgeois, langue à part entière, possède une grammaire, des dictionnaires et utilise l’orthographe officielle luxembourgeoise codifiée.

    L’intérêt d’une initiation au luxembourgeois est évident à plusieurs titres pour les jeunes et les moins jeunes:

    • Le pays thionvillois est situé tout près du Luxembourg où ,chaque jour , des dizaines de milliers de Mosellans vont travailler car ce petit pays constitue un bassin d’emploi vital pour notre région. Connaître sa langue est donc important.

    • L’initiation précoce à une seconde langue favorise le développement intellectuel de l’enfant.

    • L’initiation précoce au luxembourgeois, langue historique du pays thionvillois, facilitera plus tard l’apprentissage de langues étrangères comme l’allemand ou l’anglais.

    • La sensibilisation à la langue luxembourgeoise constitue une véritable ouverture sur l’interculturalité et les réalités européennes.

    • La connaissance du francique luxembourgeois contribue à renforcer la solidarité inter- générationnelle.

    • C’est une option validée au Baccalauréat depuis quelques années.

     

    De nombreux cours du soir à destination des adultes ont été créés dans différentes communes avec beaucoup de succès . Plusieurs écoles maternelles et élémentaires, le Collège de Sierck-les-Bains et le Lycée Hélène Boucher de Thionville enseignent le francique luxembourgeois. Loin d’être mourant, le « Lëtzebuerger Platt » est en train de retrouver un second souffle.

     

     

    Pour en savoir plus :

    • « La Lorraine francique » de Daniel Laumesfeld (Editions L’Harmattan/Paris) que vous pouvez commander dans toutes les librairies ou sur internet.

     

     

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